À l'approche de l'Automne, voici les plus STUPIDES conseils contre la dépression, que l'on lit très couramment dans les magasines, articles sur le net, commentaires et posts de toutes sortes .
Ils confondent coup de blues, tristesse passagère et normale de la vie, et la vraie dépression où, justement, on n'est plus capable de toutes ces décisions.
Ne vous y laissez pas prendre, consultez, il y a de bons psys, analystes qui peuvent vous entendre quand rien ne va plus.
Il y a des maisons médicales où cela coûte très peu quand notre situation financière ne permet pas des consultations en privé, et ces gens, qui consacrent 1 ou 2 jours semaine dans ces maisons médicales sont aussi compétent-e-s que les autres.
N'hésitez pas à changer de thérapeute, si celui ou celle que vous avez semble...ne pas vous convenir ou que vous vous sentez trop mal à l'aise ou ne vous sentez pas entendu-e.
Voilà donc ces "pseudo-conseils" qui sont bien quand on est un juste peu "bleusy" mais pas plus!
" -Rappelez-vous ce que vous appréciez en vous-même, vos atouts, vos succès, vos forces, et vos qualités.
-Evitez la passivité et l’isolement, sortez de chez vous pour aller vous promenez ou vous distraire.
-Planifiez des activités agréables en investissant sagement un minimum d’énergie pour obtenir un maximum de plaisirs.
-Développez vos relations sociales et affirmez-vous entre autres en apprenant à dire non et à exprimer des demandes de changement.
-Clarifiez vos priorités et planifiez un objectif qui vous en rapproche progressivement.
-Pour un deuil, permettez-vous de vivre votre deuil en pleurant afin de pouvoir par la suite poursuivre votre vie."
Parce que, évidemment, quand on ne va pas bien, on a du ressort pour faire tout ça ?
Quant à pleurer après un deuil, soit on peut, soit on ne peut pas, et il faut du temps.
Pourquoi ce petit article ?
Parce que justement "ça sent l'Automne" et que ce n'est pas le top pour certain-e-s d'entre nous, même si la saison est superbe.
Amies et amis qui comme moi vivez chaque année ces moments avec un peu d'anxiété, parce que chaque fois, chaque fois, vous pensez que tout va bien, que vous vous en êtes sorti-e-s et que chaque année, des mouvements intérieurs, des crises soudaines d'anxiété, de larmes venues on ne sait d'où, se rappellent à votre bon souvenir.
Au fil des années, les thérapies ont fait un bon boulot...nous aussi en nous prenant en main, en ne nous laissant pas abattre, en nous relevant chaque fois avec courage et ténacité, car il faut bien le dire, puisque personne ne le dit pour nous : il faut du courage et de la ténacité pour aller chaque fois un tout petit peu mieux, même lorsque fatigués de nos "mal-être" nos amies et amis s'éloignent de nous.
Tous ces conseils, dès qu'un petit mieux s'annonce, bien sûr que nous les suivons : nous sortons faire voler les feuilles roussies de l'Automne, nous invitons les rares ami-e-s qui nous restent, nous sourions à cette vie que nous aimons tant malgré les apparences, car nous n'avons pas envie de mourir mais que cesse une souffrance excessive.
Trop souvent actuellement, la moindre tristesse nous porterait à consulter, mais il y a une différence très grande entre ces tristesses passagères et ces dépressions profondes et qui durent dans le temps de manière récurrente.
Notre société veut aussi faire de nous des "gens heureux" toujours, tout le temps et cela est impossible.
Vivre implique le bonheur, le malheur, l'inquiétude pour ceux que nous aimons, la tristesse, le risque de perdre et la mort inéluctable.
Cela c'est la Vie!
Mais lorsque la vie devient un poids tellement lourd à porter, alors il faut demander de l'aide, comme on consulterait pour une maladie du corps.
Ne laissez personne vous juger, n'essayez pas de ressembler à quiconque vous semble si heureux et que vous ne connaissez pas de l'intérieur, et ne vous laissez pas traiter de folle ou de fou.
À chaque fois que vous allez bien, profitez-en et quand ça ne va pas, ne soyez pas héroïque : ça ne va pas... car vous êtes aussi "ça" qui ne va pas parfois.
Et cette" meilleure" ennemie qu'est la dépression devient aussi source de connaissance de soi qui permettra les remontées vers la lumière, même quand celle-ci est absente au dehors.
Mona MacDee texte et photos.

