mardi 12 août 2025

À propos de "Gros Câlin" de É mile Ajar ( Romain Gary )

 

Je sors hilare, dévastée par ce petit bouquin d’Émile Ajar, autre nom de Romain Gary : Gros Câlin.

« La vie devant soi » je l’avais lu, mais pas celui-ci.
Comme Gros Câlin, un python de 2m20, je m’enroule autour de moi-même, anneaux constricteurs de tendresse retenue puisque dehors  « …chacun est rempli d’amour qu’il garde en son fort intérieur… » ( oui fort avec un t !).


Comme un python, lovée  sur le divan du psy, j’entame ma énième mue.
À l’intérieur des taches de plus en plus grandes de pourritures et je sens sur ma peau les reptations de ce qui, trop étriqué, s’en va.
La peau glisse en vagues successives et git sur le tapis persan du cabinet des horreurs.
Lui, il me regarde de derrières ses lunettes, et à la séance suivante de derrière ses lentilles, coquetterie de cet homme au cerveau à mobilité pas du tout réduite.( il n’a plus l’usage de ses jambes.)
Neuve et toujours pareille, j’émerge, les yeux plus brillants peut-être, prête à repartir à ma reconquête.
On n’en finit jamais de muer et de rester pareil cependant.
Enrouler nos anneaux à d’autres et cependant devenir capables, une fois la mue terminée, de tendrement nous enserrer dans nos propres circonvolutions quand l’amour reste désespérément coincé dans leurs « forts intérieurs », par peur du risque d’aimer mal ou d’aimer trop. 

Texte et photo Mona MacDee

mercredi 7 mai 2025

Matières et Délires. mise à jour Octobre 2025

"Ce que donne un tableau accroché dans un appartement./

Ma cuisine quand je peins ! 

Et bien sûr les prix sont adaptables. Si vraiment  une toile vous plaît, mais un peu "serré", parlez-m'en. 

 
 

 
Les encadrements de toutes les peintures sont fictifs pour donner une idée !
M’amuser, utiliser de la matière, sable, terre, papier  dilué dans de la colle, éviter autant que possible les « prêts à l’emploi » pour le plaisir de la découverte ;  me salir, recommencer, éclabousser ma cuisine-atelier ! En photographie, j'aime les lieux abandonnés, les rouilles, les graffitis aujourd'hui disparus, et les rouilles se manifestent aussi dans la peinture.
Peinture abstraite à l'acrylique, parfois rehaussée de lettrages aux "Posca".
Parfois aussi bombes aérosol, inclusion de métal, de cordes et la plupart du temps les toiles sont structurées ; je n'aime pas les surfaces lisses.
Couleurs issues des primaires, du blanc de titane et de noir,  j'utilise peu les couleurs toutes faites sauf le turquoise. Celui-ci, les bleus et le jaune de cadmium sont souvent présents, ainsi que les lignes et formes géométriques mais aussi les cercles sous la forme de galaxies.
Pas de projet précis : la musique ou le silence et l’univers m’inspirent.
Formats divers de 20x20 à 120x80
Ancienne secrétaire, retraitée et femme aux mille métiers, ou plutôt aux mille emplois par la force des choses. Autodidacte, j’ai toujours tout appris sur le terrain, et curieuse encore, je vis en phase avec mon époque, même sur le plan numérique !
Blogueuse depuis 13 ans, blogs où je partage mes textes, poésies et témoignages de mes  « troubles de l’humeur », photos et peintures. Écrivaine - poétesse depuis l'adolescence, photographe depuis 12 ans  et peintre par « crises » depuis 1998. Mais l'heure est de ranger tout ça, et sans nostalgie. La vie est changement !


Les dernières nées, et puis vacances, dans le sens de être vacante...!
 
Les enfants d'Europe et d'Io

            40x40 - 75€. Référence alambiquée à 2010 Odyssée de l'Espace et le départ des Monolithes
.      



 
Ondes et particules
Nébuleuse










25x30- vendue



"Didjeridoo" Acrylique 60x60cm. 185€  

"Galaxie Bleue" Acrylique 70X70cm 250€

"Andromède" Acrylique 70x50cm 120e

"Lumière dans les ténèbres" Acrylique 50x50cm retenu 

"Salamandre" Acrylique 50x50cm 230€

"Géométrie" Acrylique 70x70cm peut-être vendu.
 
 
"Walk of Fame" Acrylique 70x50cm.220€

"Le Grand Bleu. Passages" Acrylique 120x80cm 350€  
"Is there anybody out there" 70x 70 en 2020 ! 210€     
 
Vous vous souvenez n’est-ce pas ? 2020, 2021…
Cette année là entre Avril et fin juillet,
Prise de frénésie, je n’arrêtais que pour manger et, à peine.
Et j’écoutais à ce moment Pink Floyd : «  Is there anybody out there » et c’était prédestiné.

"Fleurs dans le noir" Acrylique 50x50cm 130€

"Incendies !" Acrylique 60x40cm 150€


"La petite qui n'existait pas" Acrylique et collage 70x50cm prix à convenir
 
Chaque peinture a une histoire. Il y a des enfances volées. La petite fille en gris, c'est la photo d'un graffiti trouvé au bas d'un mur à Mons en 2017.
Cette petite qui cherche à exister au travers de mes textes, photos ou peintures existe toujours au sein de cette femme âgée que je deviens.

Chez moi !


1000 idées fusent dans mon cerveau à toute heure du jour ou de la nuit.
1000 mots, Poèmes, textes que j'oublie au réveil.
Ça bouillonne et l'âge n'y a rien fait.
Intéressée par tout, par l'humain d'abord, par notre solitude intérieure même quand nous sommes entourés, par la photo, comme par la peinture, par l'astronomie, l'astrophysique, sans y connaître rien, pour la beauté de la découverte, par les technologies même les plus récentes, pour savoir l'utiliser mais y découvrir aussi comment ne pas en être esclave, par  l'écriture, évidement, compagne fidèle de toujours, par tous les métiers, emplois qui furent les miens puisque  j'ai quitté l'école à 17 ans.
 
 

"Rouilles et reflets" 60x60cm 210€ retenu à confirmer

Finitions des bords "prêts à pendre !"


Aucun tableau n'est de près ou de loin lié à un travail avec IA ! 
Ils sont mes œuvres propres de ces 4 dernières années.
Les matériaux utilisés sont de chez Schleiper pour la plupart. Pas de peintures bon marché.
Un vernis satiné est appliqué pour le maintien des couleurs dans le temps.
Les peintures peuvent être vues chez moi sur rendez-vous.

Vous trouverez un bouton de traduction à droite du blog.
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e-Mail Mona : mona.vanasch@gmail.com

 

Et les plus petits : 

Alone. 25x25 30€

Brain on fire   30x40  40€

20x20  20€ Vendu

Collage métal 30x40   40€

Reflet 30 x 30  30€

La ligne rose25x25  30€ retenu

 Just had fun 130x40   30€

Just had fun 2  30x40  30€

20x20   Vendu

20x20  20€


Pas à vendre.  100 x 50 cm
  
 

Peinture Fluide 30x30  35€ retenu


 
Art fluide  Mars 30 x 30  30€
 
 9ème planète 50x50cm  190 €
 
Géometria 2    70 x 70 cm  210€

samedi 4 mai 2024

Minuscules


Minuscules, même pas de la taille d’une particule élémentaire, voilà ce que nous sommes dans l’univers, nous les humains, arrogants, parce que ce miracle nous est tombé dessus, sur cette petite planète bleue qui tourne comme une toupie : la vie  !
Assez arrogants pour nous penser les seuls.
Alors à toi mon ami qui te plains que «  tout est foutu », que l’humanité n’a pas d’avenir, et qu’à cause de cela tu te détruis, je te répondrai qu’elle n’en jamais eu.
Elle se pense éternelle, mais a toujours été vouée à la disparition, à la mutation, à la transformation, comme toute chose dans les milliards de galaxies, les milliards d'étoiles et de planètes.
Notre soleil se transformera en super-nova, un trou noir nous avalera, obsolescence programmée ?
Des civilisations anciennes ont connu une apogée et ont disparu, pourquoi en serait-il autrement de la nôtre ?
C’est pourquoi mon ami, je te dis qu’il faudrait chaque jour célébrer ce miracle de l’existence, cet extraordinaire outil vivant qu’est notre corps que nous polluons, abîmons et qui bien plus que les églises, les mosquées et les synagogues, est notre temple personnel.
Chaque jour, la gratitude pour ces instants de grâce devrait nous gonfler le cœur même lorsque de trop grandes émotions semblent vouloir nous le briser.
N’oublie jamais que nous ne sommes que ce point à peine visible perdu dans l’infini, mais imbu de lui-même et qui, dans l’instant, pourrait être écrasé comme un moustique sur un pare-brise, par une contraction soudaine de l’univers, agacé par cette puce insolente qui le fait se gratter jusqu’au sang !
Gratitude à chaque lever de soleil, à chaque ciel plombé, à chaque goutte de pluie, aux vagues de l’océan, aux dunes chantantes, au vols d’oies sauvages ; gratitude pour le sourire reçu et celui donné ; gratitude pour l'arbre encore debout qui offre son ombre.




Tu me dis que nous ne sommes pas égaux ?  Raison de plus pour apprécier l’incroyable chance qui fait de certains de nous des privilégiés, si, si, même toi ! 
Moi aussi je secoue de mes épaules ces plaintes accrochées qui disent : je n’ai jamais assez et je veux plus !
Cependant, si nous sommes arrogants, mécontents, déprimés, violents et tristes, si nous rions trop fort, si nous avons tant besoin d’être aimés, si notre manque est sidéral, c’est aussi parce que, perdus dans cette immensité infinie, nous sommes sans doute les seuls à avoir conscience de notre finitude.

Alors foutus pour foutus, chaque fois qu’une ombre se pose sur notre dos et nous force à nous mettre à genoux, chaque fois, si nous pouvons le voir, il y aura un sourire, un clin d’oeil, un peu de tendresse, un peu de chaleur humaine, un roseau penché sur l’étang, le regard d’un chien, une main sur la nôtre : rien n’aura plus d’importance : nous nous relèverons et, conscients de notre petitesse, nous nous reprendrons à sourire à cette vie si douce et si difficile.




Texte Mona MacDee Acrylique Mona MacDee  Photos de Pixabay ( libres de droits)

vendredi 29 mars 2024

ÉCO-ANXIÉTÉ ET PEUR DE L'AVENIR- Lettre à mes enfants.

 

As-tu peur ? Peur de demain ? D'après-demain ? Peur pour les tiens ? Pour toi-même ? Peur, peur, anxiéte, angoisses, sueurs diffuses par moment, le ventre noué, le plexus bloqué ? Qu'est-ce qui t'angoisse le plus ? Les guerres, le climat, la violence, le racisme, la xénophobie, ou toute autre raison ? Quelles sont tes sources d'information ? As-tu besoin de t'en nourrir au rythme effréné que tu t'imposes, sous prétexte que "il faut être au courant de ce qu'il se passe dans le monde ." Qu'est-ce que cela t'apporte réellement ? Qu'est-ce que cela change réellement aux évènements qui, sans cesse, font la Une des journaux papier ou télévisés ? Eux s’intéressent surtout à captiver ton attention, à vendre et à faire de l'audimat. Du monde, ils s'en foutent. Il y a des sujets pour lesquels tu as un véritable intérêt, et là, dans ton environnement immédiat, que peux-tu faire ? Car c'est là, dans une action limitée et de proximité, que tu pourras trouver un peu de paix et de sérénité, parce que tu seras dans l'action, aussi banale et démunie d'exceptionnel qu'elle te paraisse :  tu as peur pour le climat : diminue ta consommation d'énergie, d'eau, d'essence, et ta soif d'ailleurs en limitant tes voyages en avion. Trouve toutes les actions possibles et tu verras ton anxiété diminuer car tu -feras-. Tu as peur des guerres ? Tu sais bien que tu n'as, seul.e, aucun impact sur les décisions des États, mais néanmoins, tu peux rejoindre des initiatives citoyennes, des groupes qui partagent tes désirs de paix et entreprennent des actions. Mets en pratique des techniques comme la Communication Non Violente, pour entretenir la paix dans tes relations ! Regarde les autres vraiment, souris, fais un câlin à qui veut bien, caresse une épaule voûtée. Là encore tu iras mieux car -tu feras-. Analyse ainsi chaque peur qui t'habite et cherche ce que tu peux Faire dans un cercle restreint, pour trouver de petites solutions et tu verras le stress diminuer. Retire-toi au maximum des télés, des radios, des " news" en boucle, qui te rendent accro au même titre qu'une drogue, car cela te donne l'impression, mais l'impression seulement que tu contrôles, que tu gères, que tu comprends et que, entre la poire et le fromage, tu es compatissant ! Ce n'est que de la poudre aux yeux, de la distraction délétère, un opium qui te rends apte à l'obéissance. Éloigne-toi des gens, même parfois d'amis qui assombrissent tes pensées par la régurgitation constante des mots noirs qu'ils ont lus ou entendus, par leurs plaintes quand ils oublient de manifester de la gratitude pour la vie en paix que nous vivons ici. Accepte parfois le silence total ou presque lorsque tu es seul.e. Accepte de réfléchir, non de sombrer, à ce qui est en ton pouvoir et ce qui ne l'est pas et alors, agis si tu peux, si tu veux. Si tu ne peux, accepte cela, pars te promener même dans un petit parc proche, et ne me dis pas que tu n'as pas le temps ! Nous passons un temps fou devant nos écrans ! Tu ne peux sortir ? Accepte le silence total pendant un moment, tu sais celui où on finit  par entendre le sang battre dans nos oreilles, ce silence où même dans une rue de la ville, tu n'entends que le son léger d'une voiture au loin, l'aboiement d'un chien, et par la fenêtre de cette rue grise, regarde les nuages défiler entrelacés d'un peu de bleu, parfois. Si tu as envie de revenir à ton écran, vas-y, tu n'es pas en punition ni en retenue, mais choisis ce que tu laisses entrer en toi et limite le crime et l'horreur, au moins avant de te coucher et tu verras. Pas après pas, tu refuseras bientôt d'être envahi et tu retrouveras ta capacité de réfléchir par toi-même sur les sujets qui t’intéressent réellement. La liberté totale est une illusion, mais tu peux t'en approprier  une partie, celle de couper, un moment, ta connexion pour te reconnecter au vivant. 

 

 

Texte et photo Mona MacDee

dimanche 10 mars 2024

Pessimiste ? Souris ! La relève arrive.

 

Que les choses et l’ambiance actuelles ne soient pas joyeuses, est un fait pour beaucoup de gens. Que la plupart des privilégiés et des moins privilégiés ne veuillent pas modifier leur façon de vivre et de consommer, est un autre fait.
Les conversations d’un groupe d’hommes, ce matin près de moi, étaient d’un pessimisme noir, tout cela devant leurs cafés, tranquilles, en attente des matchs de foot du jour.
Allons-nous continuer jusqu’à l’ultime essoufflement, de fonctionner «  comme avant » , accrochés, du haut en bas de la pyramide, à des valeurs devenues obsolètes : vouloir plus, consommer plus, ne surtout rien vouloir changer sous prétexte que « pourquoi est-ce que moi je le ferais alors que d’autres plus nantis, ou moins nantis d’ailleurs, ne font rien ? Pourquoi serait-ce à moi de réduire mes prétentions, mes désirs ? »
Nous avons dilapidé l’énergie, tous autant que nous sommes, et la crise que nous vivons, conséquence partielle de la pandémie, ( car celle-ci n’a fait que mettre en lumière la partie émergée de l’iceberg ), nous demande une refonte complète de notre manière de vivre, chacun dans son environnement propre, sans se soucier si le voisin fait quelque chose ou non.
Nous pouvons nous passer de tellement de choses, consommer moins d’énergie, éviter les voitures quand c’est possible, modifier des habitudes de vie qui nous ont sclérosés. Nous serons obligés de regarder en face nos abus, mais pour le moment, nous gardons nos œillères, persuadés que les choses redeviendront comme elles étaient. 

Rien ne redevient jamais comme avant. Rien. 

J’entendais aussi vitupérer sur « la » jeunesse, comme si celle-ci dans son entier était vouée à l’échec et entraînait notre monde dans sa chute, comme si rien de bien ne pouvait provenir d’eux, d’elles, comme si il n’y avait pas de futur possible car ces hommes n’envisageaient pas un futur différent de celui qu’ils avaient connu.
Les médias détruisent l’espérance, nous matraquent à longueur de journée de qualificatifs dramatiques et se gardent bien, ( volonté d’une certaine élite ou non ) de nous faire parvenir les échos de tout se qui se fait de bien, de beau, de durable, de solidaire sur notre planète. 

La blessure d’un joueur de foot fait la Une, mais pas ou peu - La grande muraille verte- commencée en 2007 pour reverdir le Sahara ( sera-ce un succès ou un échec, seul l’avenir le dira mais, au moins on essaye ! ) ;  on parle peu des avancées technologiques dues aux diverses découvertes faites dans l’espace et qui ont été à la source de progrès dans bien des domaines. ( On trouve des dizaines d’articles scientifiques sur le net à ce sujet. ).
Bien sûr, de prime abord, cela me navre aussi de voir une certaine tranche de population dépendante des écrans, mais on ne sait jamais ce qui va advenir, ni si tout à coup un grand dégoût de ce manque de liens ne va pas les réveiller, ni si d’eux ne viendra pas le salutaire éveil des consciences dont parle  Sébastien Bohler, journaliste de formation scientifique, à propos de la manière dont fonctionne notre cerveau et sur lequel nous pouvons agir «  en conscience ».  

Qui imagine les services que pourra rendre l’intelligence artificielle, qui pourrait être destinée, par exemple, au maintien des personnes malades, âgées, ou souffrant de divers handicaps, à domicile, leur permettant de demeurer dans leur environnement habituel. 

Il n’y a jamais eu d’invention uniquement destinée au bonheur de l’être humain : le chercheur… cherche, trouve parfois, après c’est une autre histoire ! 

Nous n’enrayerons pas ce processus, mais nous avons la possibilité de prendre en main une grande partie de notre avenir en modifiant en profondeur, notre manière de penser l’avenir, de consommer, de nous nourrir, de nous vêtir et de faire les choix les plus judicieux pour notre survie et celle de nos enfants.

Extrait du poème «  Seuls et vaincus » de Christiane Taubira musique et chant par Gaël Faye.
« Et vos enfants joyeux et vifs feront rondes et farandoles
Avec nos enfants et leurs chants,
et s’aimant sans y prendre garde
Vous puniront en vous offrant
des petits-enfants chatoyants ».

Être réaliste ? Oui, défaitiste, certes non. Laissons les médias mainstream à leurs délires, renseignons-nous auprès de médias indépendants ou presque, et choisissons ce que nous regardons, lisons, tout comme ce que nous mangeons, en toute conscience et un peu de foi en les générations qui suivent. 

 

 

 

Mona MacDee 


Seuls et vaincus. Gael Faye/poésie de Chritiane Taubira

Écologie : https://www.imagine-magazine.com/

Investigation : https://medor.coop/magazines/

mercredi 6 mars 2024

N'oublie pas la tendresse.



Ces mots que l’on dit trop, pas assez ou à mauvais escient, que l’on retient, par peur, que l’on dit pour les recevoir en retour.
Ces mots qui nous libèrent ou nous emprisonnent. 

Ce sont les mots les plus doux, les plus difficiles, les plus raisonnables parfois, ceux auxquels nous devrions réfléchir le plus :  Je vous aime, je t’aime.
Que ce soit à nos proches, nos amies, nos amis, nos compagnons ou compagnes, nos amants ou amantes.
À ne pas les dire, à ne pas les manifester ( car il y a mille manières de dire je t’aime), l’autre ne le saura peut-être jamais.
Lire dans les pensées, est chose bien rare.
Qu’est-ce que c’est que "aimer" pour vous ?
Pour moi, c’est le profond désir de voir l’autre heureux, le plus possible. Qu'il nous quitte, nous fera mal, bien sûr, mais en fin de compte, nous ne sommes pas éternels, et nous quitterons ou serons quittés, de toute façon, un jour ou l'autre, d'une façon ou d'une autre. Oui, de toute façon. 
Ma seule déception serait que nous ne fassions pas tout ce qu’il faut pour trouver du bonheur.
Les artistes, la plupart du temps, à leur manière, ne font pas autre chose que de nous lancer ce cri d’amour par la beauté de leurs œuvres.

Prenez dans vos bras, entourez des épaules, osez vos mots, vos sourires, vos encouragements, demain il sera peut-être trop tard.
Il est souvent trop tard.
Peur que cela soit mal perçu, peur de mal faire, peur de voir fuir celle ou celui à qui cela s’adresse.
Tant pis.
Ce qui compte c’est de l’avoir montré ou dit.

Après cela ne dépend plus de nous.
Mais sans doute ai-je eu beaucoup de chance : des départs et des ruptures, il m'est toujours resté des éclats d'étoiles plutôt que des éclats d'obus.
J'ai pu transmuter ces bouts de laiton en pépites d'or.
À moins d'avoir subi sévices et humiliations, il y a toujours cet instant magique qui a existé, qui est enfoui, sans doute, mais il est là, cet instant du début du monde et ce sourire éclatant du cœur à l'instant de la première rencontre.
Pour mes enfants, j'ai appris à dire " je t'aime", quoi que tu sois, à tes propres yeux ou à ceux  du monde, pour toi-même, je t'aime.
À mes petits-enfants aussi, et j'ai aussi appris à leur demander de m'exprimer ce sentiment par de gros câlins tendres et quel bonheur !
 
De ces débuts étoilés, j'ai appris à cuire un steak bleu chaud, un poulet moelleux et une tarte au sucre, à barrer un voilier, à porter un autre regard sur la vie et les choses, à savoir mieux qui se cachait derrière mon ombre, à ouvrir des portes, des serrures et des verrous, à abattre des cloisons, à faire *de mes mots des fenêtres et non des murs* ( voir note en bas de page), à me promener seule parfois,  à faire la différence entre une attirance, et une tendresse véritable, et que "amour-toujours" ne veut plus dire grand chose, alors que nous vivons plus vieux.
J'ai appris que vivre à deux demande le désir de bâtir, et que je n'aime pas ce mot de "concessions"!
C'est de confiance mutuelle qu'il s'agit et de vérité.
J'ai encore appris que chacun a besoin d'espace, de temps pour lui-même et que cela n'enlève rien aux sentiments, mais aussi à me taire ou à m'exprimer avec délicatesse et empathie et à ne pas exiger ce que je ne voudrais pas que l'on exige de moi, et encore... à exprimer mes besoins et à entendre les tiens.

Je ne peux qu'essayer de transmettre ce que j'ai vécu, où domine l'insatiable besoin de te comprendre, toi, l'autre, et de me déconstruire sans cesse pour me rebâtir et devenir une personne plus en accord avec sa nature profonde.
Chaque rencontre a été un maître, chaque pas vers toi,
qui que tu fus, fut un pas vers moi,  et quoiqu'il nous soit arrivé.
De vous me restent des poussières d'étoiles et des souvenirs en pagaille, des "câlins serrés" affectueux et des baisers enflammés, des douleurs et des douceurs.

De vous il me restera des pages entières d'amour et de tendresse.




Magnifique livre de Marshall Rosenberg et communication non-violente.

https://booknode.com/les_mots_sont_des_fenetres_ou_bien_ce_sont_des_murs_084224/extraits


Mona MacDee

dimanche 6 novembre 2022

Poussières cosmiques.

Légère, je suis faite de la transparence laiteuse de ma galaxie,
de myriades d’étoiles,
de nuages de poussières cosmiques,
de nébuleuses multicolores,
de planètes incandescentes ou glacées,
de comètes fugaces.
Lourde aussi des millions d’années-lumière qui nous séparent, toi et moi,
par l’expansion sans fin de l’univers qui fait de nous des étrangers à jamais inaccessibles.
Choc inattendu de deux astéroïdes flottant dans le vide,
rencontre et danse amoureuse lente et sans avenir,
chacun sur une orbite bientôt différente,
nous nous frôlons dans un fracas inaudible aux autres,  
et filons vers un futur à jamais inconnu, des parts de nous arrachées.  
Continuerons-nous notre course folle à travers l’espace ?
Un hasard facétieux nous fera-t-il nous croiser ?
Ressentirais-je ce petit pincement de manque… et toi ?
Orion se déploie au-dessus des toits lépreux dans la nuit bleue de ma ville malgré ses lumières,
et, fascinée par la beauté, je t’oublie.. un peu.
Tu fais partie des poussières d’étoiles de celles et de ceux qui ont traversé ma vie : personne ne nous quitte jamais vraiment et nous ne quittons personne, aucune rencontre n’est anodine et notre cœur demeure gros d’amour même quand celui-ci n’est plus. 

 

 

Mona MacDee